Les plus grands films jamais réalisés
par Mad Dog
(pas les films, la page bien sûr)
Cette page vous présente la liste des (ou plutôt "de mes", vous l'aurez compris) plus grands films de tous les temps, toutes nationalités confondues (bien qu'une domination américaine soit très visible). Les "vrais" cinéphiles seront certainement déconcertés dans la mesure où mises à part quelques exceptions, ma sélection commence seulement il y a à peine 25 ans, et je m'en excuse. Mais on remarquera que j'essaye continuellement de faire pas mal de progrès, et qu'en règle générale, il y a quand même pire que moi...
Tout d'abord, voici LES INDISPENSABLES, c'est-à-dire les plus grands films des plus grands films de tous les temps :
Blade Runner, de Ridley Scott (car le plus grand film de science-fiction de tous les temps, qui est aussi un sommet du film noir, vaut bien une place dans cette liste)
Dead Man, de Jim Jarmusch (car la puissance spirituelle qu'il dégage l'élève au rang d'œuvre maîtresse)
Edward aux Mains d'Argent, de Tim Burton (car avec cette oeuvre d'enfant grandi, on touche la Grâce du bout des doigts)
Jackie Brown, de Quentin Tarantino ("parce que les personnages y sont inoubliables, et que les personnages, plus que tout autre élément d'un film, sont ceux qui communiquent directement avec le spectateur")
Mad Dog and Glory, de John McNaughton (car aaah ! que cette œuvre est trompeuse, et au final, sensuelle, lumineuse, magique !)
Sonatine, de Takeshi Kitano (car c'est tout l'univers kitanien qui se concentre ici pour aboutir à un pur chef-d'œuvre de singularité)
Taxi Driver, de Martin Scorsese (car on ne peut omettre un tel Maître du septième art dans un classement, quel qu'il soit)
Le Voyage de Chihiro, de Hayao Miyazaki (car sa richesse abyssale me fait à chaque fois penser qu'il faut que je le revois)
Puis suivent, dans le désordre :
- Bagdad Cafe, de Percy Adlon (car
ce faux film-carte postale nous offre avec une grande sérénité un
éblouissant portrait du Bonheur)
- Demonlover, d'Olivier Assayas (car, car... je n'ai pas encore
trouvé, mais ce film est une bombe à retardement)
- Les Lois de l'Attraction, de Roger Avary (car avec cette version
2000 de La Fureur de Vivre, le prodige Avary signe une improbable
trashédie)
- La Vie Est Belle, de Roberto Benigni (car c'est avec une
insolente humanité que Benigni se charge de couper le souffle de la Terreur)
- Batman
le Défi, Ed Wood et L'Étrange
Noël de Mr Jack, de Tim Burton
(car la magie des films de Burton m'a bel et bien ensorcelé)
- Voyage au Bout de l'Enfer, de
Micheal Cimino (car cette oeuvre-fleuve au réalisme foudroyant reste de loin
le film de guerre le plus éprouvant)
- Il était une fois le Bronx, de Robert De Niro (car la justesse
et la sensibilité de ce conte urbain placent De Niro au rang des plus grands)
- Série Noire, d'Alain Corneau (car l'inimaginable performance de
Dewaere fait de ce polar dérisoire l'ultime virée crépusculaire au cinéma)
- Blow Out, de Brian De Palma (car
nul ne saurait égaler la maîtrise dont fait preuve De Palma
dans ce sommet du thriller)
- Alien
3 (car lorsqu'une première œuvre
défie celles des plus grands, il est toujours utile de le signaler) et
Fight
Club (car cette comédie noire
s'affirme comme la réussite la plus explosive des années 90),
de David Fincher
-
Brazil (car le film le plus fou de
l'histoire du cinéma est aussi un magnifique creuset artistique),
L'Armée
des 12 Singes (car l'énigme qui
s'offre à nous y est un pur cadeau de réflexion)
et Las Vegas Parano (car insolence de
Thompson + génie de
Gilliam = frénésie d'exception), de Terry Gilliam
- A Bout de Souffle, de J-L
Godard (car le film-symbole de la Nouvelle Vague offre encore aujourd'hui
une expérience cinématographique rare)
- La Cité des Enfants Perdus (car tout ce qui fait le petit monde de
Jeunet et Caro culmine dans cette fable superbement kitsch sur l'enfance) et Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (car la légèreté
et l'humour de sa poésie constituent à eux deux un petit remède à la
mélancolie), de J-P Jeunet
- La Haine, de Matthieu Kassovitz
(car la démonstration de son message est d'une froideur mémorable)
- A Scene at the Sea, L'Été de Kikujiro
et Dolls, de Takeshi Kitano ET Joe Hisaichi (car
on rarement vu un couple réalisateur/compositeur dégager un tel climat
chaud/froid)
- 2001, l'Odyssée de l'Espace (car dès le titre, c'est déjà
énorme) et Orange Mécanique (car, toujours aussi dérangeant, ce
pré-Fight Club inversé reste un indispensable sur la violence à tous
les niveaux), de Stanley Kubrick
- Kaïro, de Kiyoshi Kurosawa (car l'intrusion d'un regard
subjectif dans les codes du film de genre aboutit à un grand film d'auteur troublant)
- La Nuit du Chasseur, de Charles Laughton (car ce classique
inclassable du cinéma américain se visionne avec toujours autant de
fascination)
- Do
the Right Thing, de Spike Lee
(car le conflit racial y est décrit de la manière la plus pertinente qui
puisse être)
- Mulholland Drive, de David Lynch (car on ne s'est jamais aussi
magistralement aventuré dans le domaine du rêve et de l'inconscient)
- Heat, de Michael Mann (car il
inflige un coup de maître à l'éternelle confrontation policier/gangster)
- Last
Action Hero, de John McTiernan
(car ce projet hollywoodien transcendé par la générosité de McTiernan n'a rien d'un "schwarzy" de plus)
- Le Samouraï, de J-P Melville (car
cette oeuvre demeure aussi singulière qu'inusable, la preuve, on en retrouve encore
des
éléments éparpillés dans pas mal de grands films singuliers d'aujourd'hui)
- Memento, de Chrsitpher Nolan
(car c'est l'exercice de style le
plus pertinent qui m'ait été donné de voir)
- Je t'aime je t'aime, d'Alain Resnais (car lorsque Resnais
met sa rigueur expérimentale au service des sentiments, on assiste à un
véritable poème cinématographique sur le temps passé)
- Mean Streets, Raging
Bull,
After
Hours, Les
Affranchis et
A
Tombeau Ouvert, de Martin Scorsese
(car on n'a jamais cité assez de Scorsese)
- A.I., de Steven Spielberg (car
"le meilleur film de Spielberg")
- Reservoir
Dogs et Pulp
Fiction, de Quentin Tarantino
(car ces deux oeuvres bénéficient d'une place culte dans le polar à gangsters)
- Play Time, de Jacques Tati (car
l'ampleur poétique et visionnaire de cette œuvre d'art pur ne trompe pas)
- Starship Troopers, de Paul Verhoeven (car à la guerre il faut
se battre, et les sarcasmes de Verhoeven n'ont pas de limites)
- Smoke,
de Wayne Wang et Paul Auster (car il cumule les joies du cinéma et de la littérature avec brio)
- Les Anges Déchus, de Wong Kar Waï (car l'absence d'ordre qui y règne en fait une
somptueuse peinture de l'incommunicabilité)
- Ghost World, de Terry Zwigoff (car le plus beau film sur
l'adolescence nous rappelle quel adulte ringard nous sommes tous devenus)
Voilà, c'est à peu près tout ce qui me vient à l'esprit. Bien sûr, cette liste peut changer à tout moment, il suffit simplement que je vois un nouveau film (ou un ancien) et qu'il me plaise beaucoup, au point de le citer dans cette liste... Vous vous en foutez, je sais, mais bon ça fait toujours deux ou trois lignes de gagnées !